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Kévin en Australie : un aller sans retour !

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Kevin a pris un aller sans retour après un voyage en Australie, mais ses aventures continueront bien après son expérience. Ce jeune blogueur qui a quitté son petit confort parisien alors qu’un contrat d’embauche lui tendait les bras ne regrette rien. Il nous parle ici avec passion de son envie irrésistible de mettre les voiles et de ce sentiment de liberté si fort que l’on ne ressent quand on voyage.

Carte d’identité du voyageur

  • Prénom : Kévin
  • Age : 25 ans
  • Ville d’origine : Paris (75) et Franconville (95)
  • Date et destination de départ : Octobre 2016 pour Bribsane en Australie
  • Durée de l’expérience : 1 an
  • Blog personel : Un aller sans retour

Parle nous un peu de toi et de ton parcours 

Je suis actuellement dans la dernière partie de mon tour de l’Australie, en train de découvrir les merveilles du nord du Queensland, de Cairns à Brisbane. Déjà près de 11 mois que je suis arrivé ici, et ce départ fut certainement la meilleure décision de ma vie.

Mais il y a un an, ma vie était évidemment bien différente. J’ai passé 6 années à étudier la conception de logiciel et le développement web à Paris dont les 4 dernières années en apprentissage. Mais j’ai aussi eu la chance de pouvoir partir étudier deux fois à l’étranger sur de longues périodes. Il y a 3 ans maintenant, je m’envolais pour Montréal au Canada pendant 4 mois, et l’année d’après j’ai pu passer 2 mois en Californie aux Etats-Unis. Avant cela je partais très souvent en city-trip aux 4 coins de l’Europe le temps d’un weekend mais je rentrais vite frustré de devoir quitter ces endroits si rapidement. Ces deux expériences outre-atlantiques m’ont donc littéralement rendus accro au voyage à long terme mais là encore l’obligation de rentrer était parfois dure à vivre.

Pourquoi as-tu décidé de partir faire un tour dans le monde?

Je me souviens d’un soir pendant ma période au Canada, je rentrais d’un weekend à Boston et dans le car qui venait tout juste de passer la frontière, j’ai eu comme un déclic. J’ai malheureusement réalisé que cette longue période de voyage, qui m’épanouissait vraiment, était peut-être la première et la dernière que je vivais. Et cette pensée m’a littéralement terrifié. D’un coup, j’ai réalisé que si rien ne changeait, j’allais devoir me contenter de quelques weekends et seulement quelques semaines par an tout au plus pour découvrir le monde et voyager.

Mais avant de pouvoir partir à la découverte du monde, j’avais ce diplôme à finir et j’ai donc mis cette pensée de côté dans mon esprit. Deux ans plus tard, après avoir obtenu mon diplôme, tout s’est enchaîné assez vite. Les cours étaient finis, mon alternance aussi, et cette position de jeune cadre qui m’attendait ne me faisait pas vraiment rêver. Ajouté à cela une sorte de fin de cycle dans mes relations personnelles. Bref, plus rien ne me retenait en France et cette pensée que j’avais mise de côté dans mon esprit a vite refait surface. C’était le moment de partir, si possible loin. Une amie m’a ensuite proposé de partir en Australie, exactement ce dont j’avais besoin !

voyage en australie

Qu’est ce qui t’as le plus attiré sur cette destination?

L’Australie me faisait rêver depuis longtemps déjà. Le fait d’être à l’autre bout du monde, ses plages paradisiaques, son mode de vie à la cool, ses grands espaces, tout est complètement différent de ce que j’ai eu l’habitude de voir ou vivre. J’avais également cette croyance que l’Australie était le pays de la liberté, que tout était possible dans ce pays.

Pourtant, une fois sur place, je me suis rendu compte que l’Australie n’était pas forcément le pays idéal que je m’imaginais. Le fait de ne pas pouvoir dormir où l’on veut dans sa voiture, que les voyageurs soient un peu cantonnés aux jobs que les Australiens ne veulent pas faire ou encore la difficulté de créer des amitiés avec des Australiens sont quelques-une des raisons qui nuancent un peu mon bilan de l’Australie.

Néanmoins, ce pays reste exceptionnel et une des choses que j’aime le plus à propos de ce pays est que quelque soit l’endroit où tu sois, ou si tu passes une journée banale, il y a toujours un petit quelque chose pour pimenter ta journée qui te fait réaliser que tu es bien en Australie. Que ce soit un animal typique que tu croises, un paysage magnifique ou une ambiance particulière, il y a toujours un petit quelque chose pour se dépayser.

Durant la préparation de ton voyage tu t’es aidé de quels sites internet ou bouquins ?

J’ai passé pas mal de temps à éplucher le Lonely Planet Australie pour noter tous les immanquables et commencer à voir ce qui m’attendait, ça m’a permit d’avoir une idée globale du parcours que je voulais faire et du temps que je voulais passer dans chaque endroit (mais je me suis vite rendu compte que les plans allaient changer souvent ici).
Sinon j’ai également pas mal navigué sur quelques blogs voyage pour dénicher quelques endroits un peu moins connus ou quelques conseils que l’on ne trouve pas dans les guides de voyage. Je me suis notamment servi du blog Votre Tour du Monde de Bruno Maltor pour préparer une partie de mon aventure sur l’Explorers Way (d’Adélaïde à Darwin), ou encore du blog World Of Wanderlust de Brooke Saward qui est originaire d’Australie. C’est notamment grâce à son blog que j’ai pu découvrir la région de la Tasmanie et organiser mon voyage là-bas. J’ai d’ailleurs eu la chance de la rencontrer sur place, à Launceston, un moment particuliers dans mon voyage.

Quel a été ton plus gros dépaysement ?

Sûrement la Tasmanie, justement, ce voyage m’a vraiment marqué, nous avions loué un van pour faire le tour de l’île en trois semaines. Et je crois que je n’ai jamais autant ressenti ce sentiment de liberté et d’être à l’autre bout du monde que pendant ce road-trip. Déjà en Australie, on se sent vraiment loin de tout, mais en Tasmanie (qui est une île au sud-est de l’Australie) ce sentiment est amplifié !

La Tasmanie étant très peu peuplée, on se sent également seul au monde dans beaucoup d’endroits. Nous y avons croisés très peu de touristes ou de backpackers, certains paysages s’offraient parfois à nous seuls. Des paysages qui resteront parmi les plus beaux que j’ai pu voir en Australie, des montagnes, des lacs, des falaises, des plages, des forêts, tout y est pour les amoureux de la nature.

voyage en australie

Niveau budget, tu gères comment ?

Le fait d’avoir été en alternance ces dernières années et d’avoir vécu chez mes parents pendant mes études m’a permis de mettre beaucoup de côté. Surtout la dernière année où j’ai fais très attention à mes dépenses, très peu d’achats, de sorties ou de restaurants. Juste avant de partir, j’ai également réussi à décrocher un contrat pour une association à qui j’ai refais le site web en tant que Freelance.

Sur place, je fais également très attention à mes dépenses, ce qui me permet de ne pas être dans l’obligation de chercher un petit boulot. Néanmoins, lorsque j’étais dans des grandes villes comme Sydney ou Melbourne, le loyer étant assez cher, j’ai travaillé en tant que Coursier pour UberEats, je devais donc livrer des repas chez les clients à vélo. Le fait d’être développeur web en freelance m’a également permis d’effectuer quelques prestations rémunérées. J’ai également été en contact avec une agence de voyage locale pour laquelle j’ai géré leur compte Instagram pendant un mois.

Quelles sont tes petites astuces pour voyager pas cher ?

Le coût de la vie en Australie reste quand même assez élevé quand on ne fait pas un job sur place. Impossible donc de me loger en Airbnb ou en hôtel, c’est donc principalement sur ce plan là que j’ai dû chercher des alternatives pour limiter les dépenses. La plus simple reste bien sûr de dormir en auberge de jeunesse, si possible de réserver une semaine d’un coup pour avoir une réduction sur le prix final.

J’ai également testé le house sitting lorsque j’étais à Adélaïde pendant un mois. Les road-trips sont également un moyen d’économiser sur le logement car il existe des centaines de camps gratuits partout en Australie dans lesquels on peut rester pour la nuit et installer sa tente ou dormir dans sa voiture. La plateforme HelpX permet également d’être hébergé gratuitement chez l’habitant en échange d’environ quatre heure de travail par jour. Pour le transport, le plus économique reste de trouver des personnes qui ont déjà une voiture et qui recherchent des personnes pour réduire et partager les coûts de l’essence. Pour la nourriture, je fais évidemment attention à ce que j’achète et 98% du temps je fais la cuisine plutôt que de manger dehors.

Qu’apprécies-tu le plus dans le voyage en solo ?

La liberté ! Voyager seul me permet vraiment de me sentir libre et maître de mes décisions. Je décide d’où je veux aller, quand et combien de temps, sans avoir à attendre quelqu’un. Le voyage solo est également quelque chose de gratifiant, car chaque chose que l’on fait, que l’on vit ou chaque situation délicate que l’on gère, on ne le doit qu’à nous-même. Voyager seul aide aussi à faire des rencontres plus facilement, les gens ayant plus tendance à venir vers soi quand on est seul plutôt qu’en groupe.

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Etre blogueur et « tourdumondiste » c’est facile ? Tu organises ça comment ?

Honnêtement ce n’est pas de tout repos. Tout dépend d’où je suis mais en général les journées commencent assez tôt pour partir explorer le coin. Je ne suis pas trop du genre à lézarder la journée entière sur la plage quand je suis seul, du coup je passe des heures à marcher à droite à gauche pour explorer le coin dans lequel je me trouve. Puis quand je rentre, je passe en général la soirée à trier et éditer les photos et vidéos de la journée, préparer les publications sur les réseaux sociaux, et parfois écrire un article pour le blog, puis prévoir la journée du lendemain. Et quand j’ai fini tout ça, c’est déjà l’heure d’aller se coucher.
Certaines périodes sont plus intenses que d’autres. Lorsque je voyage seul en bus, tout s’enchaîne très vite, je change très souvent d’endroit (comme sur la côte est de l’Australie). Mais lorsque je suis en road-trip avec d’autres personnes, les journées sont relativement plus tranquilles, on prend notre temps en général et les soirées sont très relax.

Et la France elle te manque ?

Je n’aurais pas pensé dire ça lors de mon départ mais oui la France me manque, et beaucoup même ! Bien sûr je ne suis pas très pressé de retrouver la région parisienne et son lot de stress et de grisailles mais mes proches me manquent énormément depuis plusieurs mois maintenant.

Voyager en Australie m’a aussi fait me rendre compte de la chance que l’on avait de vivre en France et en Europe pour certains aspects. On a probablement la meilleure cuisine du monde (la nourriture française est ce qui me manque le plus). Et on peut facilement se rendre n’importe où en France et en Europe rapidement et pour pas trop cher.

Es-tu parti avec une assurance internationale ? T’es t’il arrivé des pépins à l’étranger ?

Oui j’ai pris une assurance voyage juste avant de partir, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver, surtout dans un pays comme l’Australie où chaque créature est potentiellement dangereuse et où les frais d’hôpitaux sont hors de prix. Je n’ai eu aucun problème pour le moment, pourvu que ça dure !

Quels conseils pourrais-tu donner à des jeunes qui veulent se lancer dans l’expérience, que ce soit pour le voyage ou pour les études?

De foncer !!! Surtout si tu es jeune, c’est le moment parfait pour partir. Si possible, commence déjà à préparer ce voyage dès maintenant en mettant de l’argent de côté. Fais-toi une ébauche du parcours que tu souhaites réaliser pendant ton voyage. Bien sûr cela n’est pas figée dans le marbre, les plans changent très vite en voyage, mais ça permet d’avoir une vision générale et d’éviter certaines angoisses.

Aussi, il est très important de bien gérer toute la partie administrative en France et que tout soit réglé avant de partir. Car une fois en Australie, tout prend beaucoup plus de temps pour gérer les choses à distance et cela peut gâcher le début du voyage.
Autre conseil tout bête, bien choisir sa destination et son parcours en fonction de la météo. Commencer son aventure par le sud de l’Australie en hiver ou le nord pendant la saison humide n’est pas la meilleure option.

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Si tu devais constituer un petit sac d’éléments essentiels pour survivre en tour du monde, tu mettrais quoi dedans?

Tout dépend de l’endroit évidemment mais si je prend l’Australie comme exemple, il y a quelques indispensables à avoir sur soi. Comme par exemple la crème solaire, indispensable ici à cause du trou dans la couche d’ozone.Un chapeau ou une casquette pour toujours avoir quelque chose au-dessus de sa tête (sous peine de voir une araignée ou un serpent tomber sur soi). Un short de bain pour aller visiter les centaines de plages du pays.

J’essaie de voyager léger, c’est pourquoi je n’ai emmené aucun blouson ou manteau, sauf que parfois même en Australie il peut faire très froid. Mais heureusement j’ai emmené un haut thermique que je met sous un sweat. Ce haut m’a sauvé la vie plusieurs fois, notamment pendant les nuits de road-trips dans la tente ou la voiture qui peuvent être très froide.

Un autre accessoire que j’ai toujours gardé dans mon sac mais que je n’ai malheureusement jamais pensé à utiliser, c’est un filtre à eau portable qui permet de purifier l’eau des rivières par exemple. Cela peut s’avérer très utile dans les régions un peu reculées où l’eau potable n’est pas accessible partout, comme en Tasmanie.

Pour continuer à suivre les aventures de Kevin, venez découvrir son blog personnel pleins de superbes photographies, de bons conseils et de récits étonnants : Un Aller Sans Retour.

SOPHIE
Grande passionnée, je vous invite à vous immerger dans mon propre monde. Tendances, photos, mode... je vous dévoile les nouveautés et partage mon point de vue et mes interviews avec les voyageurs et les partenaires RTG.

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